L’église Saint Séverin et ses Charniers

A l'occasion des journées du patrimoine, Madame Dominique nous a fait la faveur de nous guider au sein de la paroisse de Saint Séverin. Vous trouverez dans ce post ce que j'ai pu retenir de cette visite guidée, agrémentée de quelques recherches issues de mes vieux livres.

A l'origine de cette église, un oratoire fut construit sur la tombe d’un ermite appelé Séverin, mort en 555. Mais un autre Séverin (l’abbé d’Agaune en Velais qui couvrit Clovis de son manteau et le guérit) semble être celui qui est célébré dans cette paroisse. On pense qu’une église dont il ne reste rien existait déjà au XIe siècle. Le cimetière de cette paroisse fut crée en 1250 (il longeait l’un des flancs de l’église), la construction de la galerie des charniers sur les trois autres côtés date de la fin du moyen âge.

Balade dans l’île de la Cité : la rue des Ursins


Cette rue s’appelait rue du Port St Landry en 1321, puis rue d’Enfer et rue Basse des Ursins pour revêtir le nom actuel de rue des Ursins en 1831. Le nom actuel provient de Juvenal des Ursins, prévot des marchants et chancelier du roi au XIVe siècle, dans cette rue se situait l’ancien hôtel que la famille Ursins possédait.

 Au N°1, à l’angle de la rue des chantres, une étonnante fausse maison médiévale s’impose, il s’agit d’un des plus beaux « Fake » architectural de Paris.

Le vin et Les tavernes dans le Paris médiéval

La taverne ou cabaret était premièrement un lieu où l’on buvait et les gens du moyen age buvaient beaucoup… cela valait pour toutes les classes de la société médiévale.

L’homme médiéval consommait 2 à 3 Litres de vin par jour, mais il faut noter que la teneur alcool était bien plus faible qu’aujourd’hui (7 ou 8° maximum). À leur décharge, l’eau était presque toujours polluée, les gens n’ayant guère le choix, ils consommaient des boissons fermentées.

Bonnes et mauvaises manières de boire,
valère maxime vers 1475

Héloïse et Abélard

Mausolée d'Héloïse et Abelard au Père Lachaise
Alexandre Lenoir 1817
Héloïse et Abélard
Pierre Abélard, natif d’une bourgade Bretonne nommée Le Palais, possédait un incontestable génie pour les disciplines littéraires.

Riche d’un enseignement philosophique poussé, il aimait exercer l’art de la controverse s’armant des raisonnements de la dialectique pour devenir un messager ambulant, parcourant les provinces où cette étude était à l’honneur.

Arrivé à Paris il devient clerc et chanoine, régent des écoles de la capitale, régnant sur les élèves de l’île de la cité.
Ce très célèbre professeur de théologie et philosophie possédait une renommé universelle qui attirait une foule d’étudiants venant suivre ses enseignements.